Chères étudiantes, chers étudiants,
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Je tiens à commencer ce discours en adressant un petit mot de bienvenue à celles et ceux qui ont choisi le FUNDP à Namur pour entamer leur cursus universitaire.
En cette année 2006-2007, nous serons presque 5000 à fréquenter les cours… bien évidemment de manière assidue, j’en suis convaincu ! Lors de la fondation de cette université, il y a de cela 175 ans, seulement 2 élèves avaient eu le privilège de suivre des cours de philosophie. Quel chemin parcouru depuis lors !
La multiplication des études proposées, l’extension du campus, le développement de la recherche, la démocratisation de l’accès à l’université, l’admission des filles, et tout récemment l’application du décret dit « de Bologne » ont constitué des éléments essentiels à l’essor qu’a connu cette institution.
Mais évoquer l’université dans toutes ses composantes, parfois complexes, serait un peu long. Je préfère donc aborder avec vous 2 sujets qui me tiennent particulièrement à cœur : tout d’abord la chance que nous avons en Belgique de garder des études supérieures de qualité accessibles à un grand nombre et ensuite la chance que nous, étudiants, avons de pouvoir participer à cette tranche de vie remarquable que représente les études universitaires.
Vous avez déjà souvent entendu des critiques sur notre système éducatif, et notamment sur l’enseignement universitaire : trop exigeant, trop cher,…
Je voudrais simplement attirer votre attention sur un élément que nous avons souvent tendance à oublier : la Belgique est un des états occidentaux où le prix des études supérieures demeure relativement bas. Si une année universitaire complète coûte en moyenne 5000 €, il en faut parfois le double, voire le triple pour payer le seul minerval d’une université anglaise ou américaine, sans compter le prix des logements et des repas ! Il faut donc apprécier à sa juste mesure le coût démocratique des études dans notre pays. C’est une chance que nous avons le devoir de reconnaître mais aussi de saisir.
Néanmoins, en cette matière, des progrès sont encore à réaliser. Par exemple, l’allocation de rentrée. Celle-ci a été refusée pour la tranche d’âge des 18-25 ans, alors qu’elle aurait sans doute permis d’apporter un ballon d’oxygène à de nombreuses familles en difficulté financière. Autre exemple : le prix de l’immobilier. Au vu de l’évolution actuelle des loyers, je ne peux m’empêcher de voir poindre à l’horizon, à plus ou moins court terme, des problèmes d’accession aux logements pour les étudiants, du moins pour une partie d’entre eux.
Permettez-moi à présent de plaider pour une cause qui en tant que président de l’assemblée générale des étudiants m’interpelle très directement. Sans vouloir me livrer ici à une quelconque démonstration scientifique, je crois utile de resituer l’environnement dans lequel l’étudiant est appelé à évoluer.
Le monde universitaire est un système, au sens scientifique du terme. Mais qu’est-ce qu’un système ? C’est un ensemble d’éléments, qui interagissent entre eux, et dont la somme est de loin supérieure à la simple addition des éléments. Dans ce système, on retrouve le personnel académique, scientifique, administratif technique et ouvrier et bien sûr la matière première, c'est-à-dire nous, les étudiants. La bonne interaction de ces composantes est sensée produire, entre autres, une formation de qualité. Mais vivre à l’université, ce n’est pas seulement se former en suivant des cours ou en ingurgitant des syllabi, c’est aussi vivre pleinement une tranche de vie.
Les kots à projets, les cercles, les régionales, l’AGE sont autant d’organisations centrées sur la vie de l’étudiant, certes généralement hors des amphithéâtres, certes parfois hors de la quête du savoir, certes toujours en-dehors de l’académisme au sens strict du terme, mais oh combien importantes pour faire de ce passage à l’université une réussite pleine et humaine.
Rassurez-vous ces belles paroles atterrissent parfois dans la réalité, j’en veux pour preuve le programme de l’Assemblée Générale des Etudiants pour cette année académique.
N’ayons pas peur des mots, à l’occasion du 175ème anniversaire des Facultés, l’AGE a mis les petits plats dans les grands. Sous le chapiteau où nous vous avons offert l’apéritif ce midi sera organisé ce soir et demain, en soirée également, un grand rassemblement des étudiants dans le cadre des fêtes de Wallonie.
La semaine prochaine auront lieu les traditionnelles fêtes de rentrée avec au programme : une soirée cinéma, un petit déjeuner gratuit, un bal aux lampions avec une fanfare ambulante. Le tout se terminera en apothéose le 26 septembre avec le bal des bleus rythmé par un grand concert.
Cela dit n’allez pas croire que l’AGE se limite à organiser des guindailles ! Elle a aussi l’ambition d’apporter sa pierre par exemple à la formation citoyenne et culturelle. Témoins : les deux conférences organisées cette année. La première le 2 octobre, élections communales obligent, sur la place de l’étudiant dans la ville de Namur. La seconde dont ni la date ni le thème ne sont encore fixés, prendra place avant les élections législatives de 2007, c’est-à-dire vraisemblablement en mars-avril.
Être étudiant, c’est aussi s’intéresser à la culture : l’AGE y a pensé et invitera entre autre le célèbre « Jeu des dictionnaires » le 8 février 2007. Les kots à projet vous proposeront toute l’année des matches d’impro, des courts-métrages, des activités sportives. Et n’oubliez pas, fréquentez votre cercle : endroit privilégié pour la rencontre, pour la culture, pour la fête, et on peut même certains soir y refaire le monde. Quant aux régionales, elles vous inviteront à perpétuer avec elles le célèbre folklore estudiantin. Enfin, last mais peut-être pas least, vous pourrez également participer aux messes et aux soirées de rencontre que vous propose l’aumônerie universitaire.
Il me reste à vous souhaiter à toutes et à tous une très heureuse année académique, faite de réussite scolaire, de découvertes, d’investissement mais peut-être surtout d’ouverture sur les autres.
Je vous remercie pour votre écoute.
Michaël Verbauwhede
Président de l’AGE