Si le concours en fin de premier bachelier a été suspendu début de semaine, il n'en demeure pas moins que le contingentement des numéros INAMI perdure en fin de 7e année de médecine, malgré la pénurie avérée de médecins belges. C'est pourquoi vous êtes conviés à répondre à l'appel de la FEF pour une grande manifestation à Bruxelles, le jeudi 6 novembre.
Numerus clausus
Bonjour,
je suis étudiante et je voulais savoir où en est le numerus clausus. On entend un peu de tout et on a souvent du mal à trouver de réelles informations. Où en sommes nous réellement pour cette année et les deux années qui arrivent. Le numérus clausus est-il toujours d'actualité???Merci de m'éclairer car cela est très important.
Etat de la question sur le Numerus Clausus
Salut,
La problématique du Numérus Clausus est en effet assez complexe...
Pour rappel :
Il y a plusieurs années, l'Etat (le fédéral) a limité le nombre de numéros INAMI qu'il attribue chaque année. Ce numéro INAMI est indispensable pour exercer la médecine.
Les communautés (qui sont en charge de l'enseignement) ont donc dû trouver un moyen de limiter le nombre d'étudiants vu que le nombre de numéros INAMI est limité. Ainsi, la Flandre a décidé d'imposer un examen d'entrée alors que la Wallonie (ou plus exactement la Communauté française) a choisis d'imposer un Numerus Clausus (tel qu'on le connaissait jusqu'à il y a peu). Dans un premier temps, ce numerus était exercé au terme de la troisième année de bac. Ensuite, lorsque Marie Dominique Simonet devient Ministre de l'enseignement supérieur (en 2005 je pense), elle qualifie ce système d'inhumain et applique donc ce numerus au terme de la première année de Bac (afin que les étudiants ne fassent pas trois ans pour ce voir refuser l'accès au doctorat).
Cependant, dans une perspective électoraliste certainement (NB : avis personnel), cette année (après plusieurs recours au Conseil d'Etat, etc.), la Communauté française abolit purement et simplement le Numerus Clausus. C'est à dire que tous les étudiants ayant réussis en terme "académique de Bologne" et tous ceux dont c'est le cas pour les années 2005-06, 06-07 et 07-08 (si je ne me trompe pas) peuvent passer en deuxième bac.
Cette mesure serait rassurante si le nombre de numéros INAMI que reçoivent les étudiants en médecine au terme de leurs 7 années n'était plus limité. Or, pour l'instant, nous n'avons aucune garantie, même aucune indication qui peut laisser croire que cette limite va être supprimée. On peut donc considérer que supprimer le numerus clausus sans abolir la limite des numéros INAMI est inhumain puisque des étudiants pourraient faire leurs sept années en médecine sans avoir de numéro INAMI au terme de leurs études. Ce risque est d'autant plus important avec le nombre massif d'étudiants qui vient de passer en deuxième bac.
Le problème du numerus clausus (ou plutôt des numéros INAMI) n'est donc pas réglé et il ne le sera pas tant que le fédéral campera sur ses positions. (La suppression du Numerus au terme de la première bac est donc une fausse-bonne nouvelle aux répercutions majeures...)
La position de l'Assemblée générale des étudiants est de pousser le monde politique pour une suppression pure et simple de la limite du nombre de numéros INAMI attribués chaque année. Et en particulier vu la pénurie (et non la pléthore comme prétendent certains) de médecins et l'apparition d'une médecine à deux vitesse en Belgique.
Voilà, j'espère que c'était plus ou moins clair, n'hésite pas si tu souhaites des compléments ou davantage d'informations sur la problématique,
Bien à toi,
Edouard Dieudonné
Président de l'AGE
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